La France, les Etats-Unis et l'Italie en force à la Quinzaine des réalisateurs

Cinq films français, autant d'américains et trois italiens, des grands noms du cinéma comme les Français Claire Denis, Philippe Garrel et Bruno Dumont, l'Américain Abel Ferrara et l'Israélien Amos Gitaï: la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes a dévoilé jeudi une sélection prometteuse.

Dix-neuf longs métrages au total, dont cinq premiers films et sept oeuvres réalisées par des femmes rythmeront la programmation de cette section parallèle du 70e Festival de Cannes, qui se tiendra cette année du 17 au 28 mai.
Parmi les Français, Claire Denis ("Trouble Every Day") présentera la comédie "Un beau soleil intérieur" avec une pléiade de stars (Gérard Depardieu, Juliette Binoche, Valeria Bruni Tedeschi...) d'après les "Fragments d'un discours amoureux" de Roland Barthes.
"C'est un changement de ton assez radical de Claire Denis", a commenté le délégué général de la Quinzaine des réalisateurs, Edouard Waintrop, lors d'une conférence de presse, promettant qu'il y aurait cette année "plusieurs occasions" de "s'ouvrir et rire devant un écran de cinéma" à la Quinzaine.
La comédie "Ôtez-moi d'un doute" de Carine Tardieu avec François Damiens et Cécile de France, le nouveau film de Philippe Garrel "L'Amant d'un jour" avec Eric Caravaca, le documentaire "Nothingwood" de Sonia Kronlund (sur le réalisateur de films de série Z afghan Salim Shaheen) et la comédie musicale de Bruno Dumont "Jeannette, l'enfance de Jeanne d'Arc" complèteront cette sélection française.
"On aime bien quand Bruno Dumont nous surprend. Là, c'est une forme de comédie musicale bien particulière, adaptation d'une pièce de Charles Péguy", trois ans après sa série burlesque "P'tit Quinquin" déjà présentée à la Quinzaine, a souligné Edouard Waintrop.

Du côté américain, Abel Ferrara présentera le documentaire "Alive in France", "sorte de film musical sur sa tournée en France il y a un an et son passage à la Cinémathèque de Toulouse", selon Edouard Waintrop.
Sean Baker - remarqué avec "Tangerine", ovni cinématographique tourné au smartphone - sera là pour "The Florida Project" avec Willem Dafoe, un "film à hauteur d'enfant", Chloé Zhao ("Les chansons que mes frères m'ont apprises") pour "The Rider", un film "dans le milieu du rodéo" dans la tribu amérindienne des Lakotas et Geremy Jasper pour un premier film, "Patti Cakes".
Cary Murnion et Jonathan Milott montreront "Bushwick", un "conte dystopique" qui "raconte l'Amérique d'aujourd'hui, divisée en deux", là en pleine "guerre civile", et dont Netflix a acquis les droits pour la France, a souligné Edouard Waintrop.
"Il y a plein de bons films américains, mais c'est vrai qu'on avait une sensibilité particulière cette année. On avait envie de regarder ce qui se passait dans le cinéma américain au moment où il y a eu ce basculement" avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, avec "quatre films qui donnent quatre portraits différents d'endroits des Etats-Unis", a-t-il relevé.
L'Italie sera aussi en force avec notamment "A Ciambra" du réalisateur américano-italien Jonas Carpignano ("Mediterranea"), qui se déroule dans une communauté gitane de Calabre, le premier film de Roberto de Paolis "Cuori puri", histoire d'amour, et "L'Intrusa" de Leonardo Di Costanzo, dans le milieu de la Camorra à Naples.
"Ce sont plutôt des gens qui sont proches, ne serait-ce que par un regard néo-réaliste nouveau", a estimé Edouard Waintrop.
Autre grand nom du cinéma, l'Israélien Amos Gitaï présentera "West of the Jordan river (field diary revisited)", un documentaire pour "essayer de raconter où en sont les relations de ses compatriotes avec les Arabes palestiniens", 50 ans après la Guerre des Six Jours.
Le Lituanien Sharunas Bartas reviendra avec "Frost", un film qui "parle de l'aide humanitaire, de l'Ukraine, de la guerre, et du danger peut-être qu'il y a sur la frontière Est de l'Europe".
L'Amérique latine sera représentée par "La Defensa del dragon" de la Colombienne Natalia Santa, l'Asie par "Marlina si pembunuh dalam empat babak" de l'Indonésienne Mouly Surya et l'Afrique par "I am not a witch" de la Zambienne Rungano Nyoni.

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