"120 battements par minute" : bouleversante course contre la montre dans le catalogue à la demande de Proximus TV

Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d'Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l'indifférence générale. Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.

Grand prix du jury au dernier festival de Cannes, 120 battements par minute nous plonge plus de vingt années en arrière pour rappeler le contexte dans lequel ont dû se battre les malades du sida, seuls face à leur inéluctable descente aux enfers. Réunis par une même rage, la soif de vivre, l’envie de vaincre l’injustice des laboratoires et des pouvoirs publics, les jeunes d'Actu Up-Paris, pour la plupart séropositifs, se réunissent pour faire entendre leur voix. Crier haut et fort que les gens meurent du sida. Motivés par l’urgence de la survie, ils n’ont d’autre alternative que ce combat collectif qui régit désormais leur quotidien. Condamnés à mort, ces jeunes adultes sont poignants de bout en bout, car au-delà de la maladie il y a leurs rires, la peur, l’amour...

L’ensemble des personnages, interprétés par un casting exceptionnel, participe pour beaucoup à la réussite de ce film de groupe. Parmi eux, le jeune séropositif Sean (Nahuel Perez Biscayart) surgit progressivement comme une figure charismatique. Déjà vu dans l’obscur Je suis à toi, du Belge David Lambert, cet acteur argentin trouve ici un rôle à sa hauteur. Tous ses gestes traduisent l’impatience de ce militant nerveux. Fraîchement arrivé au sein de l’association, Nathan, l’un des seuls séronégatifs, tombe rapidement sous le charme. Nathan aime Sean passionnément, peu importe la maladie.

Véritable fresque d’époque, ce film n’en a pas moins une résonance contemporaine. Lui-même impliqué dans le mouvement Act Up-Paris, le réalisateur Robin Campillo s’est naturellement inspiré de son expérience, tout en optant pour la modernité de ton et d’interprétation. Pour son troisième long-métrage, il retranscrit les débats animés et les passages à l’acte, sans faire l’impasse sur les moments festifs rythmés par la musique house. Le tout demeure furieusement actuel, et donne envie de se soulever pour une cause au sortir de la salle obscure. 120 battements par minute ou la promesse d’une montée d’adrénaline.

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Pauline

Éditrice lifestyle sur Skynet, j’élargis mon champ de rédaction avec Skynet Films & TV. La télé, je la regarde dans mon salon, projetée sur grand écran. Mieux qu’au cinéma, je peux rire, pleurer et critiquer à haute voix, sans jamais déranger. Ultra-sélective, manque de temps oblige, je consacre ces petits moments privilégiés aux (bons) films, aux documentaires et aux séries. Mes coups de cœur vont à la nostalgie comme à la nouveauté. Entre Alain Delon (époque La Piscine) et Ryan Gosling (dans Drive), mon cœur balance…. Vous avez quelques minutes ? Laissez-moi vous raconter les gloires et déboires de mon cinéma à domicile.Blog perso : http://www.weareintheair.com

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