L'association des producteurs d'Hollywood a présenté un code de bonne conduite contre le harcèlement sexuel sur les plateaux de tournage. Une annonce qui fait suite aux révélations qui ébranlent l'industrie du cinéma depuis la mise en cause d'Harvey Weinstein.

Le code diffusé par la Producers Guild of America (PGA) préconise que tous les membres des équipes participant à une production (acteurs, réalisateurs, techniciens) bénéficient d'une formation personnalisée sur les questions de harcèlement sexuel.

Pour les séries TV, le stage interviendrait avant le début du tournage de chaque saison. Le code propose aussi la mise en place d'une assistance pour les victimes afin de les inciter à porter plainte.

"En tant que producteurs, nous jouons un rôle de premier plan dans la mise en place d'un environnement de travail bâti sur le respect mutuel, il est donc de notre obligation de changer notre culture et d'en finir avec ces abus", ont écrit dans un communiqué les co-présidents de la Guilde, Gary Lucchesi et Lori McCreary.

Ce code destiné aux 8200 membres de la PGA est la première concrétisation des initiatives du groupe de travail mis en place en octobre par la profession après les publications d'enquêtes mettant en cause le producteur Harvey Weinstein.

Le fondateur de Miramax et de la Weinstein Company, accusé d'inconduite sexuelle par plus d'une septantaine de femmes, a été expulsé de la PGA peu après les premières révélations le visant.

Vendredi, une ex-collaboratrice de l'acteur Michael Douglas l'a accusé de harcèlement sexuel verbal répété et de s'être masturbé devant elle. "Il pensait qu'il était le roi du monde et qu'il pouvait m'humilier sans répercussions", a affirmé Susan Braudy sur la chaîne de TV NBC.

Elle accuse la star américaine d'avoir eu avec elle fréquemment des conversations sexuellement chargées pendant les trois ans durant lesquels elle a travaillé dans sa maison de production. Les faits remontent à la fin des années 80.

Michael Douglas, âgé aujourd'hui de 73 ans, a répondu aux allégations de Susan Braudy dans la revue spécialisée The Hollywood Reporter, qualifiant les accusations d'"invention complète".