Devenu dominant, le hip-hop espère son sacre aux Grammy Awards © BELGA

Régulièrement critiquée pour son manque d'ouverture, la cérémonie des Grammy Awards pourrait retrouver une légitimité dimanche en sacrant le hip-hop, genre musical dominant aux Etats-Unis, qui a écrasé les nominations.

Pas moins de trois albums hip-hop ont été nommés pour la récompense de l'album de l'année, parmi cinq candidats, une première dans la catégorie reine qui ne compte aucun artiste masculin blanc cette année, du jamais vu.

Le vétéran Jay-Z mène la troupe avec son album "4:44" et ses huit nominations au total, avant une soirée qui pourrait lui permettre de s'approcher du record absolu de récompenses (31), lui qui en compte déjà 21. Il est suivi par Kendrick Lamar et Childish Gambino, deux autres rappeurs retenus dans la catégorie album de l'année, avec la chanteuse néo-zélandaise Lorde et l'archéologue de la funk Bruno Mars.

Exceptionnellement, les Grammy Awards, récompenses de l'industrie musicale américaine, font un détour par New York cette année, avant de revenir l'an prochain à Los Angeles.

Reste que si les Grammys sont depuis longtemps très égalitaires sur le plan du sexe, le hip-hop reste dominé par les hommes. En 28 années de palmarès et sur plus de cinquantes récompenses, une seule rappeuse, Eve, a jamais été primée, en 2002. Cette année encore, en plein mouvement d'émancipation des femmes après l'éclatement de l'affaire Weinstein, les deux sensations féminines de 2017, Cardi B et Rapsody, ont été tenues à l'écart des quatre catégories générales majeures.