Daddy Yankee s'empare de nouveau des pistes de danse © BELGA

Le Portoricain Daddy Yankee fait de nouveau sensation après le succès planétaire de "Despacito" l'an dernier. Cette fois, c'est avec la chanson "Dura" que le roi du reggaeton enflamme les pistes de danse du monde entier.

Plus de 220 millions de personnes avaient visionné lundi matin le clip vidéo du nouveau titre posté il y a un mois par le chanteur sur la plateforme YouTube.

"Je suis plus qu'honoré et je suis très heureux. On crée de la musique pour le public", a confié à l'AFP Daddy Yankee, qui a hissé le reggaeton sur la scène internationale avec "Gasolina" en 2004 puis a submergé la planète avec "Despacito" l'an dernier avec Luis Fonsi et Justin Bieber.

Le reggaeton se caractérise par des rythmes rapides aux saveurs jamaïcaines avec des sonorités de rap. Historiquement, il permettait aux Portoricains noirs de s'exprimer et ce genre a décollé sur l'île des Caraïbes dans les années 1990, après avoir été considéré comme un courant "underground".

Mais "Dura" représente une nouvelle étape dans la carrière du chanteur de 41 ans car son succès découle grandement de la façon dont les fans se la sont appropriée.

Ramon Luis Ayala, de son vrai nom, tente d'expliquer l'engouement autour de ce titre: "Dura" renvoie "au rythme et à la nostalgie de la musique de la fin des années 1980 et du début des années 1990, à cette essence du reggae qui a inspiré le reggaeton".

Au lendemain de sa sortie le 18 janvier, la mannequin colombienne Andrea Valdiri postait une vidéo sur Instagram où elle se trémoussait pieds nus dans une chambre, vêtue d'un pantalon de survêtement et d'un top court blanc, avec la chanson jouant à tue-tête.

Elle a été visionnée près de neuf millions de fois entre son compte et celui de Daddy Yankee, qui l'avait partagée sur son propre compte Instagram. Un exercice devenu viral, de nombreux internautes de tous âges postant leur propre danse avec le hashtag #DuraChallenge.

"Dura", qui signifie "dure" mais aussi "chaude" lorsqu'il s'agit de l'apparence de quelqu'un, se veut une ode à une belle femme. Musicalement, la chanson replonge dans les débuts du reggaeton avant que des stars comme Shakira, Enrique Iglesias ou Luis Fonsi n'y insufflent des mélodies pop pour le rendre plus universel.

Le clip vidéo, réalisé par le Portoricain Carlos Perez qui s'était déjà occupé de celui de "Despacito", n'est pas sans rappeler ceux d'il y a une vingtaine d'années. De jeunes adultes dansent dans des rues aux murs tagués, avec des couleurs vivifiantes.