Après une série de scandales et un véritable fiasco à la fin de la cérémonie l'an dernier, où un gagnant avait été annoncé par erreur, les dirigeants de l'Académie des Oscars ont réussi à redorer en partie leur blason.

L'Académie des arts et sciences du cinéma, qui remettra dimanche les prestigieuses statuettes, a été vilipendée pour son manque de diversité en 2015 et 2016 par la campagne #OscarsSoWhite (les Oscars si blancs), avant le triomphe en 2017 de "Moonlight", réalisé par une équipe entièrement noire. Elle est aussi régulièrement critiquée pour son manque de représentation des femmes dans ses rangs et parmi les nominations.

D'après le spécialiste Jeetendr Sehdev, "il ne fait aucun doute que les Oscars ont totalement changé". "C'est phénoménal (...) sachant que leur marque avait été largement discréditée ces dernières années", a-t-il ajouté. Il vient de mener une enquête, "Le pouvoir de l'Oscar", dans laquelle 71% des sondés ont dit que la "marque" Oscars était digne de confiance, contre 51% en 2015.

Trois-quarts des personnes interrogés jugent même la marque Oscars "visionnaire", et ce malgré la débâcle de l'an dernier, quand "La La Land" avait été annoncé par erreur comme film de l'année, le vrai lauréat ("Moonlight") n'ayant finalement été proclamé qu'après plus de 2 minutes de totale confusion.

La sélection de cette année est nettement plus diverse avec nombre d'Afro-américains finalistes, comme Denzel Washington, Daniel Kaluuya, Mary J. Blige, Jordan Peele, Octavia Spencer... Quelques femmes ont également fait reculer le plafond de verre, notamment Greta Gerwig, cinquième femme jamais nommée pour le prix de la meilleure mise en scène, ou Rachel Morrison, première femme nommée pour la direction de la photographie.