Le cinéma Palace à Bruxelles a rouvert mercredi midi ses portes au public avec sept films à l'affiche dont "Hannah" du réalisateur italien Andrea Pallaoro, qui sera projeté dès 19h15 en avant-première, en présence de l'actrice Charlotte Rampling et de l'équipe belge.

Cette coproduction belge est un coup de coeur de Nicolas Gilson, directeur artistique, qui apprécie l'esthétique et le jeu dans la retenue de Hannah, dont le mari est incarcéré et qui se retrouve face à elle-même. Charlotte Rampling a obtenu en septembre dernier le Prix d'interprétation à la 74e Mostra de Venise.

Les six autres films à l'affiche sont le drame anglais "Breathe" d'Andy Serkis, le thriller sur la violence conjugale "Jusqu'à la garde" de Xavier Legrand, le drame franco-japonais "Vers la lumière" de Naomi Kawase, le blockbuster d'espionnage "Red Sparrow" du réalisateur américain Francis Lawrence, le film d'animation "Gruwelijke rijmen" et le court métrage d'animation britannique "Un Conte peut en cacher un autre".

Les films belges seront particulièrement à l'honneur cette première semaine avec une projection événementielle par jour en présence de membres de l'équipe. Seront ainsi présentés le documentaire "Burning Out", "Laissez bronzer les cadavres", "Grave", "Insyriated", "King of the Belgians", "Home" et, en avant-première, "Une part d'ombre".

"Cette rencontre entre ceux qui regardent les films et ceux qui les réalisent peut permettre aux spectateurs de se rendre compte du travail en amont", défend Nicolas Gilson, qui pense à développer des masterclass ouvertes aussi aux métiers techniques. Le film d'animation "Rita & crocodile" sera également projeté en avant-première samedi et dimanche après-midi en néerlandais et en français.

La programmation sera à plus de 70% 'Art & essai'. Le mardi soir pourrait à terme être dédié aux courts métrages. Il est question de travailler l'éducation avec la Cinematek, afin de développer une démarche éducative jalonnée de différents ateliers.

"On ne veut pas voler le public aux autres salles, mais faire en sorte que plus de gens aillent au cinéma ailleurs comme ici. Je pense qu'il ne faut pas non plus bouder le cinéma dit plus commercial pour faire des connexions. Des gens plutôt attirés par des 'grosses machines' seront peut-être curieux de découvrir autre chose", conclut Nicolas Gilson.