Le festival du film documentaire de Thessalonique (nord de la Grèce), fête cette année ses 20 ans, avec notamment huit premières mondiales et un hommage à la réalisatrice française Agnès Varda.

Le festival, dont le jury pour la compétition internationale sera présidé par la critique suédoise Annika Gustafsson, s'ouvrira vendredi pour s'achever le 11 mars. Cette édition proposera une nouvelle compétition de documentaires en réalité virtuelle, et les films seront projetés dans deux salles supplémentaires, situées hors du centre de Thessalonique.

Le festival se penchera sur son passé, avec la présentation de deux films qui avaient été projetés lors de la première édition, "Dans la maison de mon père" de Fatima Jebli Ouazzani (1997), sur le statut des femmes au Maroc, et "Nightflowers" de Nikos Grammatikos (1998), sur l'éducation d'enfants malvoyants. Les réalisateurs et les héros de ces deux films seront présents pour évoquer les changements survenus en vingt ans.

Le festival présentera également une nuit de la musique des années 90, copie de celle qui avait tenu éveillés les spectateurs il y a vingt ans, sur des documentaires consacrés déjà à Kurt Cobain, George Michael ou le rockeur grec Yiannis Angelakas.

La France sera à l'honneur à l'ouverture du festival, avec la projection de "Visages villages" coréalisé par Agnès Varda et l'artiste français JR (2017), et en clôture, avec la projection de "A propos de Nice" de Jean Vigo (1930), film muet qui sera mis en musique pour l'occasion par le Grec Lefteris Tsavdaridis, et l'orchestre symphonique de Thessalonique.

Un hommage sera rendu à Agnès Varda, 89 ans, avec la projection de neuf autres de ses films pendant le festival.
Dirigé par la française Elise Jalladeau, le festival de Thessalonique comprend aussi une édition consacrée au cinéma, qui se tient en novembre dans les mêmes lieux et en est à sa 58ème édition.