Clap de fin pour la série "The Americans", après six saisons © BELGA

Rien de tel que l'effondrement de l'Union soviétique pour mettre sens dessus dessous la sixième et dernière saison de "The Americans", la série d'espionnage qui paraît plus actuelle que jamais à l'ère de Trump et de Poutine.

Elizabeth et Philip Jennings, les deux héros de "The Americans", vont vivre durant cette dernière saison l'un des ultimes épisodes de la Guerre froide, à savoir les négociations du traité INF sur les armes nucléaires à portée intermédiaire, en 1987.

La tension qui n'a pas quitté la série depuis le premier épisode reste intacte, portée par le personnage d'Elizabeth (Keri Russell), toujours idéaliste, radicale et intransigeante, quand Philip (Matthew Rhys) a, lui, pris du champ.

"C'est de loin mon rôle le plus amusant", a expliqué Keri Russell, dans le podcast "Remote Controlled" du magazine Variety. "Etre une femme et jouer ce personnage, c'est vraiment cool, décrit-elle. "Elle est tellement féroce et résolue. Ce ne sont pas les qualités typiques d'un personnage féminin, à part les super-héros."

La dernière saison est ainsi une nouvelle occasion d'explorer la richesse de cette cellule familiale, d'une simplicité biblique en apparence mais d'une complexité folle en réalité. Aucune autre série n'avait jamais osé proposer des scènes de plusieurs minutes tournées entièrement en langue étrangère, a fortiori le russe, pour ne pas transiger avec le réalisme.

Afin de tenir le téléspectateur en haleine, il fallait aussi une bonne dose d'action et, après plus de 60 épisodes, Elizabeth présente aujourd'hui un tableau de chasse qui n'a rien à envier à un James Bond. De ce point de vue, la sixième saison s'annonce aussi comme une apothéose.