Pierre-François Martin-Laval répond aux critiques d'Isabelle Franquin sur son film Gaston Lagaffe


Pierre-Francois Martin-Laval vient de sortir son nouveau film, une adaptation de la BD culte d'André Franquin, Gaston Lagaffe. La fille de l'auteur, Isabelle Franquin, avait violemment critiqué le film avant sa sortie, à tel point que le réalisateur a voulu lui répondre dans une interview pour Le Parisien.


Quand il s'est attaqué à la réalisation du film Gaston Lagaffe, Pierre-François Martin-Laval s'attendait à une réaction forte de certains fans du personnage créé par André Franquin. Mais il avait sans doute du mal à imaginer qu'il allait être attaqué par la propre fille de l'auteur. Après avoir vu le film, Isabelle Franquin s'est exprimée au journal belge L'Avenir, la veille de la sortie du film, expliquant à quel point pour elle, c'était « un désastre » auquel elle était forcée d'assister « impuissante », puisque les droits appartiennent aux Editions Dupuis depuis 2013. Le réalisateur n'a pas attendu pour répliquer, et dans une interview au Parisien, il se justifie et tente de passer à autre chose.

« Cela m’a un peu surpris. Ce film a été réalisé de concert avec les éditions Dupuis et tout s’est bien passé au cours de l’écriture puis du tournage. Nous l’avons montré lors d’avant-premières, notamment en Belgique, et même si je n’ai pas fait ce film uniquement pour les fans, j’ai été heureux de voir qu’ils y retrouvaient l’esprit de Franquin », explique-t-il, ajoutant qu'il avait fait le film qu'il aurait aimé aller voir avec ses propres enfants et parents. Un film absolument familial, en somme.

Conscient qu'il s'attaquait à une œuvre culte, Pierre-François Martin-Laval a cependant décidé de se lancer, car « l'envie était plus forte que la peur », selon lui. Il estime avoir été 100% fidèle à l'esprit de Franquin et se justifie en expliquant qu'il n'a quasiment rien eu à inventer. « J’y ai mis mes gags préférés et ceux que j’aime depuis tout petit. J’ai voulu en écrire, mais en me replongeant dans la BD matin, midi et soir, je me rendais compte qu’ils existaient déjà. Il en a inventé tellement ! J’en ai transformé - l’imprimante est devenue la déprimante - mais avec toujours cette contrainte de la fidélité à l’esprit de Franquin », a-t-il ajouté.

Aujourd'hui, affecté par les critiques, celui qui a cartonné avec Les Profs espère que le public le suivra encore une fois pour cette adaptation, pour pouvoir réaliser une suite : « J'en rêve. Il y a une tonne de gags en stock et j’adorerais retrouver cette troupe d’acteurs bienveillants qui me font beaucoup rire. Ça me titille évidemment, mais je préfère ne pas y penser ».

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