Meghan Markle transformera la famille royale, juge son biographe © BELGA

Le prince Harry et Meghan Markle formeront un couple engagé qui redéfinira l'image de la monarchie britannique, estime Andrew Morton, le biographe de la jeune femme, dans un entretien à l'AFP.

Après son mariage, le 19 mai, l'américaine fera partie des "Quatre Fantastiques", soit la jeune génération au coeur de la famille royale, une institution qu'elle souhaite contribuer à transformer, souligne l'auteur.

"Meghan et Harry vont former un couple très influent. Ensemble, ils peuvent provoquer d'importants changements", affirme Andrew Morton, dont la biographie non autorisée de Meghan Markle, "Meghan: A Hollywood Princess", est publiée jeudi. "Ils seront perçus comme bien plus militants que les précédents couples royaux", anticipe l'auteur, qui a rencontré des douzaines de proches du couple et de membres de la Maison royale pour alimenter son ouvrage.

Il dresse le portrait de l'Américaine. Une femme ambitieuse et appliquée, à la personnalité équilibrée, qui a mené une brillante carrière d'actrice et de blogueuse, jusqu'à devenir porte-parole des Nations unies. "Elle apparait comme une femme pondérée, éloquente et réfléchie", remarque-t-il. Elle va néanmoins, selon lui, devoir modérer certains de ses engagements militants en rejoignant la famille royale, qui a toujours affiché sa neutralité politique. Mais Meghan "sait exactement où elle met les pieds", tempère-t-il.

Le biographe juge "extraordinaire" que Meghan, de nature prudente, ait rapidement eu deux rendez-vous avec le prince Harry, et ait décidé de le rejoindre au Botswana pour des vacances au début de leur relation. "Certains ont froncé les sourcils à Buckingham Palace", rappelle Andrew Morton. "C'était la quatrième jeune femme qu'il emmenait en safari".

Mais Harry, se pliant aux traditions de la famille royale, a bien demandé à la Reine son accord pour le mariage. "Il y a quelques années, quand il était encore un jeune homme qui buvait et titubait en boite de nuit", la monarque aurait été "bien plus réservée" à l'idée de voir Harry épouser une actrice américaine divorcée, estime l'auteur.