Les films belges "Au temps où les arabes dansaient", de Jawad Rhalib, et "Une fille de Ouessant", d'Éléonore Saintagnan, ont tous deux reçu un prix lors de la cérémonie de clôture du festival Visions du Réel de Nyon, en Suisse, indique lundi Wallonie Bruxelles Images, l'agence de promotion audiovisuelle francophone. Le rendez-vous s'est tenu entre les 13 et 21 avril et a distingué 15 films documentaires d'auteur dans cinq catégories différentes.

Le Prix du public a été attribué au réalisateur Jawad Rhalib pour son nouveau documentaire "Au temps où les arabes dansaient", dans la section "Grand Angle" du festival. Celle-ci accueille des longs métrages "qui ont déjà séduit le public dans d'autres festivals ou qui marqueront l'année à venir", selon l'événement.

Coproduction de la RTBF, de la VRT et de la Fédération Wallonie-Bruxelles notamment, le film mêle archives et témoignages pour retracer le parcours épineux des artistes arabo-musulmans dans ce siècle d'intégrisme islamique. "La vie est le produit d'une anarchie et cette anarchie est l'œuvre de l'artiste. L'islamiste en veut à l'artiste qui donne vie à la matière et éloigne les bonnes âmes du paradis", soutient ainsi le documentaire de Jawad Rhalib, déjà primé en 2015 pour "Insoumise".

Éléonore Saintagnan s'est pour sa part démarquée parmi les courts et moyens métrages internationaux. Elle a reçu le Sesterce d'argent Fondation Goblet pour son court-métrage "Une fille de Ouessant". En immersion sur cette île bretonne, l'auteure plonge dans les archives et s'identifie à Barba, une fille de Ouessant, dont le père a disparu en mer sans laisser de traces. Un documentaire anthropologique aux accents de film de vacances et de fiction onirique.

Ces deux productions ont bénéficié du soutien du Centre du cinéma et de l'audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles.