Roman Polanski menace les Oscars de poursuites


Roman Polanski n’a pas l’intention de se faire exclure de l’Académie des Oscars sans rien dire. Son avocat a écrit une lettre au bureau directoire, que Deadline publie, dans laquelle il se réserve le droit de porter plainte, mais propose une autre solution que le tribunal.


Roman Polanski se réserve le droit de contrer en justice la décision prise par le bureau directoire de l’Académie des Oscars la semaine dernière (4 mai 18) de l'exclure. La cause de son éviction pour les Oscars : sa condamnation pour agression sexuelle en 1977 sur une mineure de 13 ans lors d’une soirée hollywoodienne. Le réalisateur était ensuite parti des Etats-Unis pour l'Europe et un mandat d’arrêt est toujours en cours contre lui.

Roman Polanski, qui a été défendu par la victime, Samantha Geimer, suite à son exclusion des Oscars, considère que son éviction est « illégale ». « Je vous écris cette lettre pour éviter des litiges non nécessaires. M. Polanski a le droit d’aller au tribunal et de demander à votre organisation de suivre ses propres procédures ainsi que celles de la loi de Californie », peut-on lire dans le courrier envoyé par son avocat, Harland Braun, au bureau directoire des Oscars et que publie Deadline.

D’après l’avocat de Roman Polanski, la décision de l’Académie des Oscars viole les Standards of Conduct (standards de conduite) de l’organisation et rendrait donc son expulsion nulle et non avenue. « La seule solution correcte serait que votre organisation revoit l’expulsion illégale de M. Polanski et suive ses propres standards de conduite en donnant à M. Polanski un préavis raisonnable des charges qui pèsent contre lui et de lui accorder une audience juste et équitable pour présenter sa position », a ajouté également l’avocat de Roman Polanski.

Le réalisateur de 84 ans a cependant ajouté à la controverse en déclarant récemment dans Newsweek Polska que le mouvement #MeToo était « de l’hystérie collective ».

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