Tout le monde debout : Critique et avis du film de Franck Dubosc avec Alexandra Lamy


"Un film de Franck Dubosc ? Ouais pourquoi pas, mais je suis pas convaincu sur le papier". C'est globalement ce qu'on pourrait se dire. C'est ce qu'on peut se dire si l'on suit d'assez loin la carrière "du mec qui a fait Camping". Sauf que pour la première fois, Franck Dubosc était derrière la caméra. Et ça, ça change tout.

Tout Le Monde Debout raconte l'histoire d'un séducteur prêt à tout pour arriver à ses fins avec la gent féminine. Cette fois la cible est une femme handicapée. Pas de souci, on va jouer à l'handicapé. Voilà résumé grossièrement le pitch. Pas de quoi renverser les Montagnes dira-t-on, sauf que derrière ces quelques écritures se cachent une histoire à l'écriture fine, et aux dialogues savoureux et intelligents. 

On rit, on rit beaucoup. Mais on réfléchit aussi. Mais pas comme avec ce genre de films qui donnent des leçons et qui vous expliquent ce qu'il faut penser. On réfléchit parce qu'on est face à une situation pleine de vérité, de simplicité et d'authenticité. Ce film est vrai de bout en bout. C'est peut être ça, sa plus grande force. 

Un réalisateur à femmes

Au casting, on retrouve notamment une sélection d'actrices à tomber. Et pas que parce qu'elles sont belles. Parce qu'elles sont aussi, et surtout, d'excellents partenaires. Ce sont elles qui portent le film. Le héros est baladé entre ces femmes qui ont toutes leurs raisons d'exister.

Alexandra Lamy est la plus présente, et la plus naturelle. A tel point qu'on a l'impression qu'elle ne joue pas. Elle est. Elsa Zylberstein, elle, grimée en assistante de direction tout droit sorti des 90s, est d'un humour maladroit à tomber par terre, et d'une sensibilité charmante. Le genre de second rôle qui mériterait un spin-off et une série en 12 épisodes.

Franck Dubosc a commis UNE erreur

Autre point fort du film, la photographie et le souci du détail. Tout est pensé, réfléchi, calculé... mais simple. On rigole d'un décor, on s'émeut d'un plan, on sourit d'un clin d'oeil. Dubosc n'est pas un homme brouillon, et il le retranscrit parfaitement dans ce film.

La seule erreur de Dubosc ? Avoir attendu aussi longtemps pour passer derrière la caméra... 

TOUT LE MONDE DEBOUT de Franck DuboscSortie en salle le 14 mars 2018