Banksy a revendiqué sur les réseaux sociaux des oeuvres réalisées à Paris dont l'une a été créée sur le mur d'un parking du Centre Pompidou, après l'"apparition" de plusieurs pochoirs ces derniers jours sur les murs de la capitale française.

L'artiste de rue, qui garde son identité secrète, fait référence à Mai 68, le plus grand mouvement social du XXe siècle en France, dans l'un de ses messages sur Instagram mardi soir qui accompagne un zoom sur cette oeuvre près du Musée national d'art moderne: "50 ans après les événements de mai 1968 à Paris. Là où est né l'art du pochoir moderne". Bénéficiant d'une visibilité maximum depuis une rue à grande circulation, derrière le musée, l'oeuvre au pochoir représente un rat.

Banksy revendique également un pochoir réalisé sur les quais de Seine et représentant un couple de rats portant chapeau melon et ombrelle, semblant regarder la Tour Eiffel au loin. Mercredi, il a posté la photo d'une troisième oeuvre, située près de l'université de la Sorbonne. "Banksy ne nous a pas avertis, mais c'est notre devoir de protéger son oeuvre", a indiqué Bernard Blistène, directeur du Musée national d'art moderne, propriétaire du parking choisi par le street artist.

Une plaque de plexiglas devait être posée sur le pochoir de l'artiste qui aurait réalisé d'autres oeuvres dans Paris ces derniers jours dont un visage triste près des issues de secours du Bataclan, la salle de concert cible d'une attaque djihadiste qui a fait 90 morts le 13 novembre 2015.

Dans le nord de la capitale, un pochoir représentant une fillette dessinant un motif de tapisserie rose sur une croix gammée a également été découvert près d'un ancien "centre de premier accueil" de réfugiés.