Terry Gilliam : L'Homme qui tua Don Quichotte sortira bien


Le réalisateur Terry Gilliam a affirmé que la bataille juridique qui entoure l'Homme qui a tua Don Quichotte n'empêchera pas la sortie du film. Dans une interview pour The Hollywood Reporter, il s'est montré rassurant.


Terry Gilliam a passé les 25 dernières années à essayer de faire passer son adaptation du roman de Miguel de Cervantes au grand écran, et a finalement fait ses débuts au Festival de Cannes en mai, au milieu d'un conflit juridique avec le producteur Paolo Branco. Ce dernier a poursuivi le réalisateur pour rupture de contrat, affirmant qu'il détenait les droits du film, qu'il a quitté avant que les caméras ne commencent à tourner. Il a échoué dans sa tentative d'injonction, ce qui aurait empêché le film d'être projeté à Cannes, mais Terry Gilliam a ensuite reçu l'ordre d'honorer un contrat de 2016, qui accorde les droits du film au producteur.

Paolo Branco a alors annoncé son intention de continuer à intenter des poursuites contre les patrons de Kinology, les distributeurs d'Ocean Films et les patrons du Festival de Cannes, mais Gilliam est toujours confiant que son film Don Quichotte sortira comme prévu aux quatre coins du monde cet été. « Il est sur le point de sortir largement aux Pays-Bas et en Belgique, a-t-il déclaré au Hollywood Reporter mercredi, alors qu'il projetait le film au Festival international du film de Karlovy Vary en République tchèque. Je pense que Cannes a changé les choses, Paolo est allé trop loin (...) Il semble que les choses se déroulent bien, même s'il a fait peur à beaucoup de gens à un moment donné. »

Terry Gilliam réfute également les allégations selon lesquelles il a perdu les droits sur le film. « Le tribunal de Paris n'a pas vraiment statué en faveur de (Branco), a-t-il indiqué. Il n'a tout simplement pas changé la décision prise très tôt sur une question technique : la presse dit que j'ai perdu mes droits, ce qui n'est pas vrai. »

Amazon Studios avait acquis les droits de distribution du film, dans lequel on retrouve Adam Driver et Jonathan Pryce, aux États-Unis, mais la firme américaine a abandonné le projet lorsque l'affaire judiciaire a commencé.

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