Laverne Cox s'indigne du traitement des personnes transsexuelles par la police


Laverne Cox a été stupéfaite de découvrir dans un nouveau rapport la manière dont les policiers traitent les victimes de meurtres transgenres. Sur Instagram, elle a fait part de sa colère et a demandé à ce que les choses changent.


Laverne Cow a incité la police, sur les réseaux sociaux, lundi 13 août, à mieux traiter la mort des femmes transsexuelles, à la suite d’une enquête de ProPublica sur les pratiques transphobes dans les enquêtes policières.

La star d'Orange Is The New Black a également lancé un appel à la police à Jacksonville, en Floride; Baton Rouge, Louisiane; et Tyler, au Texas, trois départements identifiés dans le rapport.

« Qu'on m'assigne le mauvais genre ou qu'on se réfère à moi par mon ancien nom était comme une insulte ultime aux blessures psychologiques et émotionnelles que je subissais quotidiennement en tant que femme transgenre noire à New York, ces blessures qui me donnaient envie de me suicider », a-t-elle écrit.

L'article suggérait en effet que les agents dans 74 des 85 cas ne reconnaissaient pas l'identité des victimes transsexuelles.

« En lisant ce rapport de ProPublica, j'ai sangloté et pleuré pour toutes les personnes trans qui ont été assassinées et celles qui subissent une violence directe, culturelle et structurelle, a-t-elle ajouté. J'ai pleuré parce que je ne m'étais pas permise de le faire. J'ai pleuré pour toute la violence que j'ai vécue dans ma propre vie. »

L'article de ProPublica a également suggéré que de nombreux services de police ne disposent pas de réglementations concernant les personnes transgenres et, dans de nombreux cas, les policiers utilisent des termes transphobes tels que « travestis » lorsqu'ils signalent des incidents.

« Cela fait des années que je dis que le fait d'utiliser le mauvais genre pour une personne trans est un acte de violence. Je suis en colère, attristée et furieuse que la police de Jacksonville, en Floride, et d’autres juridictions n’aient pas de politique en place pour respecter l’identité de genre des personnes transgenres lorsqu’elles ont été ASSASSINÉES. Cette utilisation du mauvais genre et de l'ancien nom font également obstacle aux enquêtes sur ces meurtres. Une injustice qui s'ajoute à une autre ! »

Cover Media