Vicky : la comédie en guise de thérapie

A presque 30 ans, Victoire la petite dernière de la célèbre famille Bonhomme, l'éternelle enfant sage de la tribu, décide enfin de s'émanciper en découvrant l'alcool, le sexe, et... sa voix. Grâce à Banjo, un chanteur de bar et d'Elvis, elle va réussir à prendre son envol en chantant l'amour avec pudeur et le sexe sans tabou, et entraîne sa mère avec elle au grand dam de son père et de son frère.

Incarnée par Victoria Bedos, la jeune Victoire se sent incomprise par les siens, trop occupés à faire graviter le monde autour de leur nombril. Sage et réservée, la benjamine de la famille finit par craquer en beauté, à l’aube de la trentaine. Après avoir annulé son mariage avec un fiancé coincé, elle retrouve sa chambre d'enfant dans l'appartement cossu de ses parents.
La ressemblance entre le personnage et son interprète ne se limite pas à leurs prénoms. Victoria Bedos s’est directement inspirée de ses expériences personnelles (notamment l’annulation de son mariage à un mois du jour J) pour co-écrire le scénario de ce premier film signé Denis Imbert. En mettant en scène sa famille hors du commun, la scénariste ovationnée pour son écriture du scénario de La Famille Bélier fait aujourd’hui ses premiers pas face caméra. Ni Guy, ni Nicolas Bedos n’apparaissent à l'écran mais l’ombre de leur notoriété plane sur plusieurs scènes. Si bien que l’on se demande à chaque réplique cinglante ce qui relève de l’autobiographie ou de la fiction. Le papa de Vicky est un comédien de théâtre respecté (joué par François Berléand) et son grand frère, séducteur et frimeur à souhait, est une personnalité très médiatisée. Un pastiche peu flatteur de Nicolas Bedos.
Tout cela sent le règlement de comptes gentiment moqueur, voire la psychanalyse par procuration.

L’intrigue du film réside dans la quête d’identité de cette jeune fille aux mœurs jusque-là cadenassées. Pour s’émanciper, Vicky jette son dévolu sur un chanteur qu’elle croise au bar du coin. Elle convainc Banjo (incarné par Olivier Urvoy de Closmadeuc) d’abandonner les reprises du King pour mettre en musique ses paroles libertines… De quoi défier le conservatisme des mâles de la tribu et ravir sa maman (jouée par la géniale Chantal Lauby), piquée par le même élan de liberté.
Ce qui ne relève pas de la fiction, c'est le groupe Vicky Banjo, qui existe depuis des années et sort son disque en accompagnement du film.



La comédie Vicky, coproduite par Proximus, est à découvrir en salle dès ce mercredi 6 juillet.

Pauline

Éditrice lifestyle sur Skynet, j’élargis mon champ de rédaction avec Skynet Films & TV. La télé, je la regarde dans mon salon, projetée sur grand écran. Mieux qu’au cinéma, je peux rire, pleurer et critiquer à haute voix, sans jamais déranger. Ultra-sélective, manque de temps oblige, je consacre ces petits moments privilégiés aux (bons) films, aux documentaires et aux séries. Mes coups de cœur vont à la nostalgie comme à la nouveauté. Entre Alain Delon (époque La Piscine) et Ryan Gosling (dans Drive), mon cœur balance…. Vous avez quelques minutes ? Laissez-moi vous raconter les gloires et déboires de mon cinéma à domicile.Blog perso : http://www.weareintheair.com

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