Stéphane Guillon, le faux méchant. Interview

On le connaît à la télévision, en humoriste acerbe et ironique. Il nous surprend et nous séduit dans le film franco-belge "Les âmes de papier". Rencontre avec le comédien Stéphane Guillon.

Stéphane Guillon, le faux méchant. Interview © R.Vaz-Palma-Artemis-Samsa

On le connaît à la télévision, en humoriste acerbe et ironique. Il nous surprend et nous séduit dans le film franco-belge "Les âmes de papier" (avec Julie Gayet et Pierre Richard) qui sort le 28 janvier en Belgique. Rencontre avec le comédien Stéphane Guillon, dans ce dossier découpé en 5 pages.

Dans ce dossier, Stéphane Guillon vous parle de :
-    Son image de méchant (voir ici)
-    Son rêve d’ado
-    Son duo épatant avec Pierre Richard
-    Ses émotions : il répond aux questions ‘ping pong’


Interview de Stéphane Guillon par V. Nimal pour Skynet Films & TV.
Crédits photo : Photonews - R.Vaz-Palma-Artemis-Samsa

Interview de Stéphane Guillon (2)

Interview de Stéphane Guillon (2) © R.Vaz-Palma-Artemis-Samsa

Vous voir au cinéma dans le rôle d’un homme doux va surprendre le public. Etes-vous un faux méchant ?

C’est toujours comme ça, les gens confondent le personnage que je suis à la télévision avec celui que je suis dans la vie.
Je viens de jouer au théâtre avec Cristiana Reali, les gens me disaient « on ne vous imaginait pas comme ça » ou « on ne vous imaginait pas comédien ». Seule une minorité de gens voient mon travail et me connaissent,  les autres ont l’impression que je suis un monstre de méchanceté. C’est incroyable, on joue tous un rôle !

Pour moi, c’est un hasard, j’ai joué des rôles de méchant à la télévision, parce qu’on me l’a demandé.  C’est devenu ma marque de fabrique. Il vaut mieux avoir une image forte que pas d’image du tout.

Interview de Stéphane Guillon (3)

Interview de Stéphane Guillon (3) © R.Vaz-Palma-Artemis-Samsa

Vous allez recommencer les chroniques à la télévision ?
Pas pour l’instant. Je fais d’autres choses, du théâtre et du cinéma.

Vous venez du théâtre ?
J’ai fait énormément de théâtre classique, dès l’âge de 17 ans. Les textes, j’en ai bouffé !

Votre rêve d’ado, c’était quoi ?
C’était le théâtre et le cinéma. Ça l’est toujours, j’adorerais jouer le répertoire classique. J’aime dire les mots, par-dessus tout. En ce moment, j’écris une pièce de théâtre. Si j’y arrive, si j’en suis satisfait, je pourrais me projeter dans l’écriture d’un film.

Interview de Stéphane Guillon (4)

Interview de Stéphane Guillon (4) © R.Vaz-Palma-Artemis-Samsa

Dans le film Les âmes de papier, comment vous faites pour rester sur le fil entre la comédie et le fantastique ? Face à Pierre Richard, comment gérez-vous le rythme soutenu, les dialogues qui fusent ?
Avec Pierre Richard, on s’écoute, on se suggère des choses, on répète, on a des trouvailles ensemble… C’est le résultat de gens qui ont envie de travailler ensemble et qui s'apprécient. Il n’y avait pas de rivalité, mais une sorte d’émulation. Un rapport père-fils, avec beaucoup d’admiration de ma part, de tendresse pour ce qu’il a été, pour ce qu’il est.

Pierre Richard, c’est toujours Le Grand Blond des années 80 ?
Pas vraiment. Il a bien évolué. Aujourd’hui, il propose autre chose. Il y a beaucoup de tendresse et d’humanité dans son œil. Je n’étais pas dans la nostalgie du Pierre Richard des années 80. Celui que j’ai eu en face de moi me comblait. Beaucoup de gens disent qu’on forme un beau duo. Je vais finir par le croire.

Interview de Stéphane Guillon (5)

Interview de Stéphane Guillon (5) © Photonews

Stéphane Guillon répond au questionnaire ping pong de V. Nimal pour Skynet Films & TV :

L’important dans la vie, c’est…
Réussir sa vie de couple.

Etre libre ça veut dire quoi ?
Ne pas être dépendant du désir des autres. Créer des choses par soi-même. Cela vous donne une vraie liberté. Le luxe de choisir.

Quel est votre mantra ?
C’est une devise affichée dans mon cours de théâtre, quand j’avais 17 ans (je crois qu’elle vient de Catulle) : "La victoire aime l’effort". C’est marrant, cette phrase m’a marquée. Je ne dis pas que je me la répète, mais je crois qu’on fait vraiment la différence avec beaucoup de travail. Mais qu’après, dans le jeu, le travail ne doit plus se voir.

Qu’est-ce qui vous émeut aujourd’hui ?
Les gens qui vieillissent ensemble.
Voir un couple de personnes âgées dans la rue, parfois il y a des moments de tendresse, ils vont au théâtre, le dimanche après-midi, ils se font un petit resto, on sent que c’est une fête, que ça fait longtemps qu’ils en ont parlé… C’est la fidélité. Aujourd’hui, on pense qu’il faut vivre des choses diverses et variées et avoir des sensations fortes à tous les étages, pour être en vie. Finalement non.

Vous avez des enfants ?
J’en ai beaucoup oui. C’est une famille recomposée : les 7 nains !

Après quoi courez-vous ?
J’aimerais bien qu’on comprenne mieux qui je suis et ce que je fais. Je revendique mon image de provocateur. Elle m’amuse, j’ai un côté sale gosse.

Vous l’avez encore fait dans Libé il y a pas longtemps
Oui et je vais le refaire… Je vous dis pas quoi. J’aime les happenings, provoquer. Les gens que j’admirais étaient des provocateurs.

Desproges ?
Oui et Gainsbourg aussi. J’aime cette liberté là.


Crédits photo : Photonews. Stéphane Guillon et son épouse Muriel Cousin à Cannes.
Bande-annonce du film : Découvrez le film dans lequel Stéphane Guillon joue : Les âmes de papier.

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