Portrait gourmand de Carlo de Pascale, l'expert bon vivant

Ambassadeur de la bonne bouffe, il nous met l’eau à la bouche avec ses chroniques. A la télévision, Carlo de Pascale est chroniqueur dans « On est pas des pigeons » et en radio dans « Bientôt à table ». Deux émissions qui font florès. Bourreau de travail, il a plusieurs casseroles sur le feu : entrepreneur chez Mmmmh!, chef, conseiller culinaire, blogueur.

Portrait gourmand de Carlo de Pascale, l'expert bon vivant © RTBF - Photonews

Quand on le rencontre, il a toujours la patate, le sourire et le verbe haut. Son plaisir de partager, de comprendre et de dénicher les produits culinaires est communicatif. Mais qui est ce bonhomme qui "masse son poulet de Gibecq aux herbes avec délicatesse et fougue à la fois" ? Portrait gourmand de Carlo de Pascale et interview par V.N.

Portrait gourmand en 10 questions-réponses

Portrait gourmand en 10 questions-réponses © RTBF

En guise d'introduction à ce dossier, Carlo de Pascale a répondu à nos questions:

1.    Le plat italien de votre enfance ? La parmigiana di melanzane.
2.    Trois produits belges que vous aimez cuisiner ? Le chicon, le Herve au lait cru, le spiringue.
3.    Un plat de votre invention pour séduire votre Dulcinée ? Un tartare de viande maturée, coupé au couteau, avec mon     assaisonnement à moi, plus une salade tiède de pommes de terre au pourpier.
4.    Un resto pour emmener votre meilleur ami ? Brasserie Bozar à Bruxelles.
5.    Un livre qui donne faim ? « Le Ventre de Paris », d’Emile Zola.
6.    Votre film gourmand préféré ? « Le Festin de Babette ».
7.    Votre série télé préférée sur Netflix ? « Orange is the new black »
8.    Une bière que vous appréciez particulièrement ? La Kriek Cantillon.
9.    Le pire souvenir d’interview ?
Quand moi on m’interviewe ? Assumons que c’est ça. Ben, j’ai de la chance, mais j’en ai pas!
10. Un souvenir marquant d’interview ?
Ce n'est pas vraiment un souvenir marquant, mais sympa. J’aime bien les bagnoles, de fait, pas les bagnoles qui friment, mais les bagnoles qui donnent un peu de frisson quand même.  Récemment pour Paris-Match, j’ai dû répondre à une interview sur mon rapport à l’automobile, tout en testant une Maserati. Ça me change des questions sur mon plat préféré.

Deux terroirs, une ville

Deux terroirs, une ville © Facebook

Carlo de Pascale est né le 3 septembre 1964. Napolitain pour une moitié, champenois pour l'autre, il a deux terroirs dans ses origines familiales. Une enfance à Bruxelles, des études de droit à l’ULB. Dans les années nonante, Carlo de Pascale bosse comme consultant en affaires publiques européennes. Mais l’envie de cuisiner le démange, il enfile le tablier et ne le quittera plus. En 1996, il ouvre son restaurant Perbacco à Saint-Gilles et régale les fines bouches jusqu’en 2004. Une belle expérience pour celui qui va devenir passeur et ambassadeur de la bonne bouffe.

L'entrepreneur

L'entrepreneur © Photonews

En 2003, avec un partenaire en affaires, Carlo de Pascale fonde Mmmmh ! SA, une boutique de produits culinaires de qualité, mais aussi un vaste programme de cours de cuisine. La sauce prend ! Que ce soit les particuliers ou les entreprises, chacun peut apprendre à concocter de bons petits plats avec des produits locaux et de saison, le tout dans la bonne humeur.

Depuis, Carlo a publié plusieurs livres de cuisine, en collaboration avec d’autres chefs de Mmmmh : Abracadabra, Cucina Nostra et Yes we can !

La télévision

La télévision © Facebook

A la télévision, Carlo de Pascale entre dans l’équipe d’"Au Quotidien", en 2006, puis dans celle d’"On n’est pas des pigeons" en 2011. En expert culinaire et défenseur des produits de qualité, il teste les nouveautés du marché, débusque les arnaques et concocte des petits plats pour ses comparses pigeons. L’émission "On est pas des Pigeons" se décline aussi en en radio sur Vivacité.

La radio

La radio © Belga

En 2005, Carlo de Pascale entre à la RTBF comme chroniqueur  culinaire dans "Bon week-end quand même" sur la Première. Ensuite, le samedi de onze heures à midi sur la Première, il fait saliver les auditeurs dans "Bientôt à table", l’émission de la pétillante Sophie Moens (photo).

Bientôt à table, le livre

Bientôt à table, le livre © Renaissance du livre

Pour "Bientôt à table", Sophie Moens de la RTBF a sillonné la Belgique et rencontré les acteurs du "bien manger". Avec la complicité de Carlo de Pascale, les artisans du goût  sont mis en avant dans l’émission radio de la Première. Un livre (aux Editions Renaissance du livre) regroupe la crème des producteurs invités dans cette émission phare : Madeleine Hanssen et son Herve,la Ferme Hoeve Cuvry et sa charcuterie, le fromager Julien Hazard, la ferme de Gibecq et ses poulets, les chicons des Délices de Pinchart, la Ferme de Brouwer et son porc, La Brasserie de la Senne...

Recettes alléchantes
"Poulet de Gibecq massé aux herbes avec délicatesse et fougue à la fois"… Rien que les titres de ses recettes font sourire… Dans Bientôt à table, Carlo partage ses recettes personnelles, à base des meilleurs produits du terroir belge : bière, asperges, chicons, porc, boeuf, farine, sans oublier le spag bol belge… Un ouvrage indispensable pour faire son marché en Belgique.

Chantre du slow food

Chantre du slow food © Belga

Toujours prêt à défendre le petit producteur (on n’oubliera pas le nom de Madeleine Hanssen, la dernière fromagère qui fait du Herve au lait cru) Carlo de Pascale est le chantre du Slow Food. Ce mouvement né en Italie, prône notamment l’agriculture locale (locavorisme) et les circuits courts. En trois mots : ce qui est "Bon, Propre et Juste".

Dans ses chroniques, il s’insurge contre les mensonges de l’industrie alimentaire et les habitudes liées à la malbouffe, recentre le débat sur les possibilités de consommer moins mais mieux. Un bon morceau de steak par semaine plutôt que trois mauvais (piqués d’antibiotiques et d’hormones).

Son blog

Son blog © carlochezmmmmh

Sur son Skynet Blog, Carlo partage ses coups de cœur, ses coups de gueule, et ses recettes. Dans celle du "Kale et boulettes", le chroniqueur fait un clin d’œil aux modes et aux dictats provenant d’Outre-Atlantique, comme la folie du kale : "Le chou frisé, tout le monde a l'air de le découvrir, mais de fait, on le connait trop bien dans nos régions..."

Et dans Bientôt à table il précise : "Aaah, le kale, ce super aliment qui fait se pâmer les Américaines, c’est notre bon vieux chou frisé avec des côtes épaisses…"

Carnivore canaille

Carnivore canaille © Facebook

Enfant, "j'ai vite préféré l’américain aux panades, le carpaccio aux purées", confie Carlo de Pascale dans Bientôt à table.
Dans sa recette "Tartare au couteau Tamari-mayo avec de bonnes frites à côté", le cuisinier précise "Je ne vais pas me refaire : j’aime la viande. En revanche, si la viande est triste comme un ciel de novembre, je m’abstiens, sans souci. J’aime la viande, et donc j’aime la viande crue, un peu de gras n’engendre chez moi nulle crainte".

Belle bidoche
A propos de la Rouge de Flandre (ou rouge flamande) une viande qu’il aime particulièrement, Carlo de Pascale écrit que c’est "une vache tellement belle avec son pelage roux flamboyant qu’on la mettrait bien dans son salon".

Le spaghetti bolognaise d’un Italien bruxellois

Le spaghetti bolognaise d’un Italien bruxellois © Fotolia

Dans sa recette « Spag Bol tout terroir », Carlo de Pascale écrit :
« Je n’ai pas eu besoin de me convertir aux tagliatelles al ragù, je suis né dedans, ou presque. Le bolo n’est pas italien. Non, il est belge, et à ce titre dans sa belgitude il peut être une belle expérience gustative ! »

Les marchés bruxellois

Les marchés bruxellois © Mmmmh

A Bruxelles, Carlo fait son marché. Il adore ça, les étals de produits locaux, le contact, l’échange. Il dit : "A Bruxelles, le marché n’a de sens que s’il offre une qualité différenciée par rapport à la grande distribution. Le marché 2.0 redevient ce lieu de filières courtes avec une touche événementielle nouvelle grâce à ses échoppes à boire et ses food trucks. Les ateliers culinaires que nous proposons partagent cette vocation".

L'été dernier, Carlo de Pascale a proposé des animations sur des marchés durables et bio, en collaboration avec Atrium. Au Jette Met (Place Cardinal Mercier) ou au Marché Durable de Forest (Place Albert), il donnait des cours de cuisine. Toujours sur un principe simple : on travaille les produits de saison, "propres, bons et justes". Autrement dit, on n’achète pas des tomates en mars ou des fraises en novembre.

A la télévision, vous pouvez suivre les chroniques de Carlo dans On n’est pas des pigeons sur la Une.

Cet article me rend ...
  • 0
  • 0
  • 0
  • 0
  • 0

A lire également

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans