Rencontre avec l'équipe de 'Faut pas lui dire'

Rencontre avec une réalisatrice au talent prometteur, ainsi que trois de ses actrices.

Rencontre avec l'équipe de 'Faut pas lui dire'


C’est le genre de phrase que l’on dit souvent, pour protéger les autres ou s'éviter des ennuis. Le genre de phrase qu’on lance en famille ou entre amis. Pour son premier film, l'ancienne avocate Solange Cicurel explore ces petits et gros mensonges du quotidien, depuis le prisme féminin. Et insuffle par la même occasion une bouffée d'oxygène au cinéma belge !

Laura, Eve, Anouch et Yaël sont quatre cousines, très différentes et très attachantes, qui ont un point commun : elles mentent, mais toujours par amour. Quand les trois premières découvrent quelques semaines avant le mariage de leur petite cousine que son fiancé parfait la trompe, elles votent à l’unisson « Faut pas lui dire ».

Cette joyeuse comédie réunit un quatuor explosif moitié belge (Tania Garbarski et Stéphanie Crayencour), moitié français (Camille Chamoux et Jenifer Bartoli). Rencontre avec une réalisatrice au talent prometteur, ainsi que trois de ses actrices.

Interview de P. De Beule pour Proximus, co-producteur du film 'Faut pas lui dire'.

Le film vous tente ? Découvrez actuellement Faut pas lui dire dans le catalogue à la demande de Proximus TV.
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Quelle envie vous a poussée à vous lancer à pieds joints dans la comédie ?

Quelle envie vous a poussée à vous lancer à pieds joints dans la comédie ?


Solange Cicurel (réalisatrice) : En observant mes copines, j’ai réalisé qu’il ne passe pas un jour sans que l’on dise « faut pas lui dire ». Il ne faut pas dire à nos enfants que leurs bricolages sont affreux. On ne dit pas à une copine que son nouveau chemisier ne lui va pas.

Vous êtes donc convaincue que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ?

Je ne réponds pas vraiment dans le film, car l’idée est de ne pas juger. Mon but est de montrer qu’il y a de la vérité comme du mensonge dans tout.

Tania Garbarski (actrice) : Le film est assez tendre et sensible pour n’imposer aucune morale. Dans ma définition, omettre de dire des choses pour protéger les gens, ce n’est pas forcément un mensonge. Quelqu’un qui sort de scène au théâtre et n’a pas été bon, par exemple, à quoi bon lui dire que l’on n’a pas aimé sa prestation ?

Enfin une comédie légère, féminine, et presque 100% belge

Enfin une comédie légère, féminine, et presque 100% belge


Solange Cicurel : Tout est tourné à Bruxelles et on a essayé de mettre la Belgique en avant dans un maximum de détails, sans que cela se voie. La musique notamment, avec Alice on the roof et Marc Pinilla. Les bijoux et les vêtements sont belges également. On a des talents incroyables, il n’y a aucune raison de ne pas en profiter. D’autant qu’on ne voit pas de glamour dans le cinéma belge francophone, souvent qualifié de « social ».

Je voulais un film un peu hollywoodien où les femmes sont extrêmement belles, tout en étant vraies. Quand on coupe le son, je ne veux pas que l’on puisse identifier que le film se joue en français. Je suis très heureuse que l’on m’ait donné la chance de proposer une comédie différente, même si le financement a pris un peu de temps, car en France je ne parvenais pas à imposer les comédiens belges. Pour moi, c’est pourtant une question d’intégrité.

Quatre personnages féminins, et quatre personnalités

Quatre personnages féminins, et quatre personnalités


Solange Cicurel : Il y a un peu de moi dans chacune. Je suis extrêmement maniaque comme Laura, j’ai la langue bien pendue comme Anouch, je me révolte contre mon mari comme Eve et je suis fleur bleue comme Yaël.

Stéphanie Crayencour : Yaël, qui est sur le point de se marier, est en proie au doute comme beaucoup de femmes avant le jour J. Elle est entière et positive, malgré les drames qui lui arrivent. C’est agréable de jouer un personnage beaucoup moins impulsif que je ne le suis dans la vie. En ce qui me concerne, je me suis mariée avec la même robe que l’on voit dans le film, mais j’ai échappé à tout le stress des préparatifs, car on a organisé un mariage en deux semaines.

Tania Garbarski : Chaque personnage a une belle histoire à défendre. Anouch, ce serait mon amie si je la rencontrais dans la vie. Elle est pleine d’humour, attachante et sensible. Elle se fait passer pour une croqueuse d’hommes mais c’est plutôt un cœur d’artichaut. Un personnage riche à jouer car elle est pleine de double sens.

Camille Chamoux : La trajectoire de mon personnage m’a beaucoup séduite parce qu’il y a rarement, dans une comédie sentimentale, un parcours de reconquête. C'est le cas de Eve, qui ne supporte plus son mari, jusqu'à ce qu'il lui échappe.

Jenifer prend les traits de Laura, une charmante avocate qui ne manque pas d’air

Jenifer prend les traits de Laura, une charmante avocate qui ne manque pas d’air


Solange Cicurel : Elle s’est sentie en confiance dès le départ, parce qu’elle était entourée de comédiens et techniciens très bienveillants. Son oreille musicale lui permet de savoir tout de suite si elle est fausse. Elle a un très bon sens du rythme aussi, comme elle est musicienne. C’est du talent à l’état pur Jenifer !

Le fait d’être dirigée par une femme, est-ce synonyme de rivalité ou de facilité ?

Le fait d’être dirigée par une femme, est-ce synonyme de rivalité ou de facilité ?


Tania Garbarski : Solange avait à cœur que l’on soit toutes à notre avantage. On n’avait plus à se regarder, car elle nous observait à la loupe. C’était un vrai confort de pouvoir compter sur son regard bienveillant. Au cinéma, la hiérarchie est différente des autres métiers parce qu’on raconte une histoire ensemble. Le réalisateur a un rôle décisionnel mais il a besoin que l’acteur se sente bien pour proposer et échanger.

Quelle est la méthode Solange Cicurel sur un plateau ?

Camille Chamoux : C’est un vrai capitaine de bateau qui, grâce à sa direction humaine, a le talent de rassembler les gens. Ce qui est fantastique, c’est qu’elle prépare énormément et termine son premier jour de tournage sans même une demi-heure de retard, tout en laissant la place à la magie du moment.

Tania Garbarski : J’avais déjà tourné son court-métrage (Einstein était un réfugié, ndlr) et j’avais été totalement bluffée par la femme qu’elle est : douce, consciencieuse, qui s’impose avec intelligence.

Ce film est l’occasion pour quatre actrices francophones de se rencontrer

Ce film est l’occasion pour quatre actrices francophones de se rencontrer


Solange Cicurel : Après dix minutes, elles étaient copines. Ce qu’on voit à l’écran, c’est leur vraie complicité dans la vie. Comme ce sont des femmes intelligentes et bien dans leur peau, elles n’ont pas d’orgueil mal placé. Heureusement car dans ce film, il n’y a pas de rôle principal. Ce qui est important, c’est l’amitié et la sincérité des quatre personnages.

Tania Garbarski : On ne se quitte pas depuis un an. L’expérience d’un tournage s’apparente généralement à une colonie de vacances, mais ici l’histoire se prolonge.

Maintenant que vous vous connaissez toutes par cœur, dites-nous parmi cette bande de filles qui est la plus :

Fleur bleue ? Tania Garbarski.
Séductrice ? Stéphanie Crayencour.
Timide ? Jenifer Bartoli.
Barrée ? Camille Chamoux.
Et enfin, laquelle est la plus franche ? Solange Cirurel !

Faut pas lui dire est disponible dès le 4 mai 2017 dans le catalogue à la demande de Proximus TV.

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