Jean-Paul Rouve : un parcours sans faute !

Jean-Paul Rouve est un comédien tranquille, qui ne cherche pas à flatter son égo. Cet enfant du nord, né à Dunkerque en 1967, a toujours fait son boulot avec passion et précision depuis bientôt 30 ans. Sa vie s’est faite de rencontres, d’amitiés et de collaborations. Il était là au bon endroit au bon moment et il a su prendre les bonnes décisions. Une carrière déjà impressionnante partagée entre les planches du théâtre, le petit et le grand écran.

Ses débuts au cours Florent

Ses débuts au cours Florent © Favier / E-Pressphoto.com / Photo News

Jean-Paul Rouve a toujours rêvé de devenir acteur. En attendant, il commence dès l’âge de 14 ans comme 'pousse-disque' dans une radio locale. Il tiendra ce poste jusqu’à  ses 18 ans.

Il raconte que son parcours radiophonique s’est brutalement arrêté suite à une blague plutôt marrante qu’il fit à la radio et qui ne fut  malheureusement pas du goût des autorités locales : « Pourquoi les employés de la mairie ne regarde pas par la fenêtre le matin ? Réponse : parce qu’ils ne sauraient plus quoi faire l’après-midi ».  

Plus tard, une de ses amies actrices, Emmanuelle Lepoutre, l’invita à venir suivre une classe au Cours Florent, une école de théâtre réputée de Paris qui est une sorte d’Actors Studio à la française. Nous sommes donc en 1989, le cours est donné par une certaine Isabelle Nanty. Jean-Paul Rouve est de suite conquis et s’engage à Paris pour étudier la comédie. Il vivra dans une chambre de bonne de 12 m² le temps de son cursus.

Isabelle Nanty dira lors d’une interview que Jean-Paul Rouve était un élève très sérieux qui aimait le grand théâtre artistique. Il jouait toujours juste dès la première minute. Il raconte le concernant que ce fut une période de grands doutes mais qu’il a toujours pu compter sur le soutien de ses parents.

Agent Léveil dans Julie Lescaut

Agent Léveil dans Julie Lescaut © SIPA


Après trois années passées au Cours Florent, Il monte une petite troupe de théâtre et part en tournée dans le nord de la France. C’est à Lille qu’il sera remarqué par le réalisateur belge Pierre Joassin et qu’il se verra  offrir son premier rôle dans un téléfilm. Ce rôle lui permettra par la suite d’intégrer le tournage de la célèbre série policière française 'Julie Lescaut’. Il y jouera le rôle de l’agent Léveil qui évoluera ensuite comme brigadier du commissariat des Clairières. Il jouera dans 23 épisodes entre 1993 et 1999. Il confiera d’ailleurs lors d’une interview que de tourner pour la télé lui a permis d’apprendre à travailler de manière rapide et efficace ainsi qu’à se sentir à l’aise sur un plateau.


Les Robins des bois

Les Robins des bois © Photo News

À cette époque, Ils étaient déjà plusieurs à avoir fait connaissance au Cours Florent : Marina Foïs, Maurice Barthélemy ainsi que Pef alias Pierre-François Martin-Laval accompagnés par Pascal Vincent et Élise Larnicol. Ensemble, ils ont commencé à travailler pour adapter la pièce « Robin des bois ». C’est en 1996, au théâtre de la Gaîté-Montparnasse qu’ils se feront remarquer par un certain Dominique Farrugia des Nuls avec la pièce  ‘Les Robins des Bois, d’à peu près Alexandre Dumas’. Celui-ci décida alors de les produire. Ils joueront l’année suivante au Splendid et intégreront la chaine Comédie de 1997 à 1999. Grâce à leur succès toujours grandissant, ils rejoignent Canal + dans l’émission Nulle Part Ailleurs qui cartonnait à l’époque. Ils innovent avec des séries de sketches comme ‘L’instant Norvégien’ et ‘La Cape et l’Épée’. C'est à nouveau un très gros succès ! Malgré cela, l’émission Nulle Part Ailleurs s’arrête et logiquement les audiences de Robins s’affaiblissent. Jean-Paul et ses comparses se tourneront vers le long métrage.

Premier grand rôle

Premier grand rôle © Sonia Seff / Bac Films

C’est en 2002 qu’il jouera le rôle d’un collabo, nommé Pierre-Jean Lamour, dans le film  Monsieur Batignole de Gérard Jugnot. Jean-Paul Rouve, passionné par cette période de l’histoire, n’en revient toujours pas que Gérard Jugnot lui ait fait une confiance aveugle. En effet, celui-ci lui confia le rôle sans même lui avoir fait passer d’essai ou de casting. A travers ce personnage de collabo, il sort de ses carcans habituels de la comédie. L’action du film se situe en 1942 sous l’occupation allemande et raconte l’histoire d’Edmond Batignole qui va se battre pour sauver la vie d’un petit enfant juif. Le film reçu un accueil dithyrambique de la presse et valut à Jean-Paul Rouve le César du meilleur espoir. Il le dédiera à Farrugia, Patrick Dewaere, à sa troupe des Robins et bien sûr à ses parents. 

Rouve et ses complicités au cinéma

Rouve et ses complicités au cinéma © Isopix

C’est un véritable rapport de filiation dont il est fier qui le liera à Gérard Depardieu au cinéma. Le destin a voulu qu’ils partagent ensemble l’affiche de plusieurs films dont 'Asterix et Obelix : Mission Cléopâtre', 'Je préfère qu’on reste amis' en passant par 'La vie en Rose' et 'RRRrrrr!!!'.

Il sera également de la partie pour son premier film en tant que réalisateur 'Sans arme, ni haine, ni violence'. Il a d’ailleurs défendu son ami Gérard lorsque celui-ci avait décidé de s’expatrier en Russie. 

Jean-Paul Rouve se retrouve également très souvent sous la plume du duo de réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano dans les films comme 'Je préfère qu’on reste amis', 'Nos jours heureux', et dernièrement le très bon 'Le sens de la fête'. 

Il joue également à plusieurs reprises pour son comparse des Robins, Maurice Barthelemy, dans des rôles de comédie pour les films 'Casablanca Driver', 'Low Cost' et très récemment dans 'Les ex'.

À noter sa prestation remarquable de sosie de Polnareff dans 'Podium' de Yann Moix, où il sera accompagné par notre compatriote Benoit Poelvoorde. De par sa relation avec le réalisateur, ce film ne lui laissera malheureusement pas un très bon souvenir.

Et puis pour terminer, on n’oublie pas bien sûr la trilogie 'Les Tuche', tous réalisés par Olivier Baroux où il retrouvera sa prof devenue depuis bien longtemps son amie, Isabelle Nanty et dont le 3e opus est actuellement toujours visible au cinéma !

À lire et à voir : Le sens de la fête sur Proximus TV

Sans arme, ni haine, ni violence

Sans arme, ni haine, ni violence © Isopix

En 2008 sort le premier film de Jean-Paul Rouve en tant que réalisateur. Il nous raconte  l’histoire vraie d’Albert Spaggiari, ce personnage fantasque, qui organisa le célèbre casse de Nice. Il se fera quand même attrapé mais réussira par la suite à s’évader du bureau du juge d’instruction, s’en est suivi une traque interminable par la police française. Non content d’être derrière la caméra, Jean-Paul Rouve sera aussi sous les yeux de l’objectif où Il jouera magnifiquement le personnage de Spaggiari. Il expliquera qu’il aime ce personnage complètement atypique qui lors de sa cavale, pour situer un peu le style, envoyait chaque année ses vœux au président français. Pour Jean-Paul Rouve, Spaggiari était plus à la recherche de célébrité qu’autre chose. Il introduira un personnage fictif pour faire avancer la trame de son film, un journaliste interprété par Gilles Lellouche. Le film fera quand même un peu plus de 360 000 entrées en France ce qui est très honorable pour un premier long métrage. On retrouve entre autres au casting Gilles Lellouche, Gérard Depardieu, Alice Taglioni et Patrick Bosso.

Rouve raconte comment le désir monte chez Rocco

Rouve raconte comment le désir monte chez Rocco © E-Press photos.com / Photo News


Lors de la promotion du film «  Les nouvelles aventures d’Aladin », Jean-Paul Rouve était l’invité de l’émission 'C à Vous' diffusée sur la chaîne de télévision française France 5.

Il a partagé une anecdote assez marrante sur le tournage d'un court métrage où il a dirigé l’acteur de films X, Rocco Siffredi. Le court était tourné dans le cadre du festival "Halte au long' , ça ne s'invente pas !  Il nous évoque avec son savoir-faire comment le désir monte en Rocco et comment cela se manifeste…Un pure moment de rire et de plaisir.

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