3 films présentés à Cannes coproduits par Proximus

Saviez-vous que Proximus soutient le cinéma ? Trois films sélectionnés (dont deux en compétition) au Festival de Cannes 2018 sont coproduits par Proximus. Découvrez-les vite !

3 films présentés à Cannes coproduits par Proximus © Maneki Films/Diego Lopez Calvin


Proximus aime le cinéma et le soutient. Cette année, le groupe belge coproduit trois films, dont deux réalisés par des femmes, qui seront présentés au Festival de Cannes 2018 : "Seule à son mariage" de Marta Bergman, "Les filles du soleil" d’Eva Husson et un film rêvé depuis vingt ans par Terry Gilliam : "L'Homme qui tua Don Quichotte" (regardez la bande-annonce ici).



"L'Homme qui Tua Don Quichotte" - Teaser FR from ENTRE CHIEN ET LOUP on Vimeo.

1) "Seule à son mariage"

1) "Seule à son mariage" © Marina Obradovic

"Seule à son mariage" est le titre d’un drame réalisé par Marta Bergman, sortie de l'INSAS et reconnue pour ses documentaires. Le scénario de ce long-métrage est signé Marta Bergman et Laurent Brandenbourger ("Angle mort", "Petites Misères", "Les Barons"...) en collaboration avec Boris Lojkine, Katell Quillévéré.

C’est l’histoire d’une jeune fille Rom, Pamela. Insolente, spontanée, drôle, elle ne ressemble à aucune fille de sa communauté. Pamela habite avec sa grand-mère et son bébé dans une cahute où elles partagent le même lit.  Mais que faire avec une enfant de deux ans quand on rêve d'être libre? Pamela s’embarque vers l’inconnu, rompant avec les traditions qui l’étouffent. « Lapin, pizza, amour », trois mots de français et l’espoir d’un mariage pour changer son destin et celui de sa petite fille.

Avec Alina Serban, Tom Vermeir (vu dans "Belgica" de Felix van Groeningen), Rebeca Anghel, Marie Denarnaud, Marian ?amu, Viorica Tudor, Johan Leysen, Karin Tanghe, Jonas Bloquet.

Ce film belge coproduit par Proximus fera partie de la programmation des cinéastes ACID (Association pour le cinéma indépendant et sa diffusion) du Festival International du Film de Cannes.

2) "Les filles du soleil"

2) "Les filles du soleil" © Maneki Films

Avec son film "Les filles du soleil", Eva Husson délivre une ode au courage des combattantes kurdes sur le front de guerre. La cinéaste française met en scène un bataillon de soldates surnommées Les Filles du Soleil, qui se battent pour la liberté.

Bahar (Golshifteh Farahani, l'actrice de "Paterson", "Le Dossier Mona Lina") la commandante, est sur le point de reprendre la ville de Gordyene, où elle fut capturée par les extrémistes. Mathilde (Emmanuelle Bercot) une journaliste française, couvre les trois premiers jours de l’offensive. A travers la rencontre de ces héroïnes, "Les Filles du Soleil" retrace le parcours de Bahar, qui tente de retrouver son fils au Kurdistan.

En sélection officielle pour la compétition au festival de Cannes 2018. Avec Golshifteh Farahani, Emmanuelle Bercot et Julie Delpy.
Maneki Films.

3) "L'Homme qui tua Don Quichotte"

3) "L'Homme qui tua Don Quichotte"

Ce film porte en lui une longue histoire truffée de rebondissements. "L'Homme qui tua Don Quichotte" est un projet monumental, débuté il y a une vingtaine d’années par Terry Gilliam. Fasciné par le héros qui se bat contre les forces de la raison (un leitmotiv récurrent dans son œuvre), le fameux réalisateur britannique désirait plus que tout s’attaquer à ce chef-d’œuvre du répertoire littéraire espagnol, "L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche", écrit par Miguel de Cervantes (1605 -1615).

Mais rien ne s’est passé comme Gilliam le prévoyait, ce projet s’étant confronté à bien des soucis (météo déchainée, défections d’acteurs, décors abimé, contestation des droits…) avant d’être bouclé, après maintes péripéties et l’aide de nouveaux producteurs, en 2017. Faut-il rappeler qu’au départ, le rôle de don Quichotte devait être tenu par feu Jean Rochefort ? Et que Johnny Depp devait jouer Sancho Pança ?

Le rêve le plus fou de Terry Gilliam

Le rêve le plus fou de Terry Gilliam © Diego Lopez Calvin

« Mon film parle de rêves et du pouvoir de transformer le monde », dit Terry Giliam à propos de son ultime obsession. « Nous avons travaillé sur ce film depuis si longtemps que l’idée de filmer “clandestinement” est presque surréelle. Tout individu sensible aurait déjà renoncé il y a des années, mais parfois, les rêveurs têtus l’emportent. Alors merci à tous ceux qui, mal rémunérés, y ont cru et m’ont rejoint pour faire de ce rêve longtemps porté une réalité ! »

Aujourd’hui, Terry Gilliam, 77 ans (photo) est auréolé d’une impressionnante filmographie derrière lui ("Monty Python", "The Fisher King", "12 Monkeys", "Brazil", "Las Vegas parano"...). Il espérait pouvoir se déplacer à Cannes, mais il a été victime d’un AVC le 8 mai et risque de devoir se reposer.

Une coproduction européenne

Une coproduction européenne © Diego Lopez Calvin

Pour réaliser ce film de grande envergure, il a fallu l’alliance de gens opiniâtres et ambitieux. « L'Homme qui tua Don Quichotte » est né d’une coproduction européenne, menée par Gerardo Herrero et Mariela Besuievsky de Tornasol films/Carisco (Espagne), Grégoire Melin de Kinology (France) et Ukbar Filmes (Portugal). Amy Gilliam, la fille ainée de Terry Gilliam et l’une de ses proches collaboratrices, s’est elle aussi consacrée à ce projet avec acharnement. Enfin, parmi les télévisions, Proximus est fier de coproduire « L'Homme qui tua Don Quichotte ».

Le son : made in Belgium

Le son : made in Belgium © Diego Lopez Calvin

En Belgique, Sébastien Delloye de la maison de production Entre Chien et Loup, avait déjà produit notamment le premier film de Rupert Everett, « The Happy Prince » et le drame « Elle » de Paul Verhoeven, consacré par un Golden Globe.

C’est à Bruxelles, au très réputé Studio L’Equipe, que le mixage du son a été finalisé par David Gérain et Simon Jamart, Daniel Marques, et Dominique Jochmans.

Une histoire librement adaptée du roman

Une histoire librement adaptée du roman © Diego Lopez Calvin

Naguère, Toby (Adam Driver) étudiait le cinéma et portait des rêves idéalistes. Aujourd’hui, c’est un directeur de pub désabusé. Piégé par les délires d'un vieux fabricant de chaussures espagnol qui se prend pour Don Quichotte, Toby se voit contraint de confronter les répercussions tragiques d'un film qu'il a réalisé dans sa jeunesse (et qui a changé pour toujours les espoirs d'un petit village espagnol). Peut-il se racheter et retrouver son humanité ? Et Don Quichotte, peut-il survivre à sa folie et à sa mort?

Des acteurs internationaux

Des acteurs internationaux © Diego Lopez Calvin

Dans le rôle de Don Quichotte, Jonathan Pryce (qui a tourné plusieurs films avec Terry Gilliam) est accompagné d’Adam Driver ("Star Wars: The Force Awakens", "Paterson"). Il y a aussi Stellan Skarsgård ("Breaking the Waves"), Sergi López ("Une liaison pornographique", "Le labyrinthe de Pan"), Rossy de Palma (actrice fétiche d'Almodovar) et Olga Kurylenko ("Quantum of Solace").
Ce film est en compétition au Festival de Cannes 2018.

V. N.

Suivez le Festival de Cannes sur France 24 (chaînes 275 et 278 en HD): chaque jour, les envoyés spéciaux proposent les temps forts du Festival, des directs lors des montées des marches et un invité.

Vous pouvez aussi suivre le Festival de Cannes en direct sur Be TV.

Cet article me rend ...
  • 0
  • 0
  • 0
  • 0
  • 0

A lire également

Attention : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de 3 ans, même lorsqu’il s’agit de programmes qui s’adressent spécifiquement à eux. Plusieurs troubles du développement ont été scientifiquement observés tels que passivité, retards de langage, agitation, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans